Déclic and Co
6août/115

Un porte gélatine pour flash

Faire tenir les gélatines de correction de b.d.b. ou de couleurs fantaisies sur le flash est parfois un véritable challenge si on n'a pas voulu dépenser 10 ou 15€ pour un vulgaire bout de plexiglas plié en deux ... En plus, on se rend compte qu'en plus de la gélatine sur le flash, on place entre le flash et le sujet encore une ou deux couches de plexiglas ou plastique translucide. Malgré l'apparente transparence de ce genre de porte-gel, une chute de la quantité de lumière délivrée par le flash est tout à fait observable ...

Du coup, je me suis mis en quête d'un porte-gel qui n'impose pas une couche supplémentaire de entre le flash et le sujet. Au final, on ne trouve pas grand chose qui réponde à la fois à ce critère et qui soit solide et ne laisse pas la gélatine s'envoler au simple mouvement ...

Je vous propose donc cette petite bricole qui ne vous coûtera rien si vous êtes un peu bricolo et si comme moi, vous conservez toutes chutes de matériaux diverses ...

Voilà déjà la tronche de l'ensemble fini ... Pas forcément très pro, mais l'objet rempli bien les critères de sélection malgré son aspect rustique.

Si cet aspect particulier ne vous a pas encore décidé à zapper cette page, alors voici la liste du matériel nécessaire :

- un morceau de plexiglas (peu importe son aspect, peu importe qu'il soit usé ou bien transparent, c'est juste un matériau assez facile à travailler ...)

- un bon cutter

- une lime fine

- un peu de papier de verre

- un décapeur thermique

- une règle ou équerre en métal

- un étau et/ou des sert-joints

- quelques cales en bois ...

1- La première étape consiste à découper un rectangle qui formera le châssis du porte-gel. Vous adapterez les dimensions en fonction du flash que vous visez. Pour ma part, l'accessoire sera monté sur un Canon 430EXII.

Dans une vieille chute de plexiglas, découpez votre rectangle.

J'ai opté pour un rectangle de 15 cm de large (les deux côtés seront ensuite pliés) et de 6,3 de haut (la hauteur de la fenêtre du flash).

Ebavurez les découpes avec un peu de papier de verre en posant ce dernier bien à plat et en frottant les arretes du morceau de plexi. Cassez également les angles en frottant l'arrête de biais.

 

Pour finir, donnez un côté moins anguleux en arrondissant les angles.

 

2- Découpez la fenêtre qui recevra la gélatine. C'est la partie un peu délicate du bricolage. Il faudra être prudent pour ne pas casser les côtés de la fenêtre qui seront assez fin. Dans un premier temps dessinez la future découpe au crayon de papier sur le plexi en ayant au préalable calculé les bonnes côtes, pour le 430EXII, on arrive à la fenêtre suivante :

Pour la découpe, j'ai utilisé un cutter (avec une lame neuve) et j'ai évidé le centre comme je pouvais (à coup de perceuse, de scie et de pince ... on fait avec ce qu'on a !)

Au final, malgré quelques dérapage de cutter, la découpe est pas trop dégueu ...

 

3- Attachons nous maintenant au pliage des côtés du rectangle qui permettront de maintenir le porte-gel en place.

Placez le support sur le flash et repérez les zones de pliage au crayon (au ras des bords gauche et droit du flash).

Le pliage est un autre moment délicat, mais voici une petite astuce pour que tout se passe bien. Trouvez 5 petites cales en bois et un petit morceau de carton assez fin (du genre de celui qu'on trouve sur le dessus des cornets de glace ... ).

Voici maintenant comment arranger les cales pour avoir un pliage à peu près propre : serrez le plexiglas avec deux des cales au ras d'une des lignes que vous venez de tracer.

Puis, du côté vers lequel vous voulez pliez le plexi, placez le bout de carton et une autre cale juste au dessus, mais perpendiculaire à celle du dessous (il est important que cette cale ait la même épaisseur que celle juste en dessous !). Cette cale et le bout de carton servent à laisser un espace afin de pouvoir plier sans gêne le plexi à 90°.

Placez ensuite les deux dernières cales de la même façon que les deux premières comme ceci :

Serrez l'ensemble avec un sert joint, puis retirez la cale intermédiaire et le bout de carton.

Commencez ensuite à chauffer le plexi qui se trouve entre les deux jeux de cales avec le décapeur thermique.

En maintenant le sert-joint avec une main, pliez le plexi quand il vous semble assez maléable. Ne forcez pas pour ne pas le casser, il doit suivre le mouvement sans forcer.

Vous devez ramenez le jeu de cales supérieur perpendiculairement au jeu inférieur de la façon suivante :

Laissez bien refroidir avant de desserrer les cales. Faîtes de même pour l'autre côté du support pour obtenir ce pliage :

Si comme moi, vous avez un peu déraper au découpage, vous pouvez atténuer les rayures en ponçant les plexi au papier de verre ...

4- Nous allons maintenant créer les deux rigoles qui vont maintenir la gélatine en place. Commencez par découper deux petites languettes de plexi dont la taille correspond aux bordures supérieures et inférieures de la fenêtre du support ... Mais une petite illustration sera plus parlante :-) !

Positionnez deux morceaux de scotch double face sur le support en prenant garde de bien laisser la place pour la gélatine (éventuellement il est préférable de laisser un petit millimètre de jeu). Positionnez un morceau large puis découpez le proprement au cutter en retournant le support. On laisse la place pour la gélatine en en plaçant une (ici, une bleue) à son future emplacement et en positionnant le scotch en fonction ...

Sur le schéma suivant, les rectangles en pointillé indique grosso modo la position du double face.

Placez ensuite les languettes sur le support en appuyant bien pour que le double face accroche bien (un conseil : avec un papier de verre, frottez les deux faces à coller, nettoyez les avec un peu de white spirit puis essuyer bien, le collage n'en sera que meilleur).

La gélatine doit pouvoir se glisser entre les languettes et le support. Idéalement, elle doit être bien maintenue sans qu'elle ne soit trop dure à insérer ...

 

 

5- Derniere petite étape, placez deux morceaux de matière antidérapante (mousse autocollante, patin meuble ...) sur les côtés internes du support afin d'optimiser le maintien sur le flash.

Et voilà, c'est terminer, vous pouvez monter votre porte-gel sur votre flash !

 

 

 

19juil/112

Démonter un Cactus V4

Pourquoi diable démonterions-nous un récepteur Cactus V4 ? Et bien, il doit y avoir une bonne demi douzaine de raisons...  Pour ma part, il me fallait refixer le sabot métallique à la coque plastique qui, par un jour venteux, a décidé de suivre son ami parapluie accompagné du grand flash dans son périple jusqu'au sol, écrasant au passage quelques baleines de parapluie qui en avaient vu d'autres. Après cet incident, le récepteur cactus était donc en piteux état, démantibulé de son sabot et tintant comme une clochette avec les petites vis du sabot tombées dans la coque ...

Il fallait donc démonter l'engin pour tenter de remettre en place ces fameuses vis (en priant pour que les pas de vis du sabot n'aient pas été foirés dans la chute ...). Après avoir ouvert le boitier noir, le circuit semblait trop bien fixé au capot noir et aucune vis à l'horizon...  Ne trouvant pas d'explication sur le net sur le démontage de la bête, j'ai fini par comprendre que le circuit était directement soudé au sabot et donc que le capot et le circuit resteraient solidaires sans jouer du fer à souder. Pour éviter à certains de tourner autour du pot comme je l'ai fait, je mets donc cette petite bricole en ligne...

Il va par contre falloir m'excuser pour la piètre qualité des images ... mon smartphone et son mode macro étant tout à fait inefficaces.

Voilà la tronche du cactus après la chute : le sabot métallique ne s'est pas détaché mais ne tient plus des masses,  il y a un écart avec le capot plastique.

Je vous avais prévenue, c'est flou !!

1- Démontons le capot :

Dévissez les deux petites vis noires aux endroit indiqués puis lever le capot pour ouvrir le cactus.

 

2- Dessoudez le circuit du sabot

Le circuit est soudé au sabot et on ne peut donc pas accéder à ce dernier sans jouer du fer à souder. Il faut par contre être bien sûr de ce qu'on fait et dégager les bonnes soudures. En fait, elles sont assez simples à repérer, ce sont les deux soudures juste en dessous du + et du - gravés sur le circuit (à droite sur la photo...).

Pour enlever le circuit du capot, utilisez un fer à souder et une pompe à dessouder pour enlever l'étain et libérer le circuit. Si vous n'avez pas pompe ou de tresse à dessouder, faites levier sur le circuit tout en chauffant l'étain avec le fer ... Privilégiez quand même la pompe pour un travail propre et pour que le ré-assemblage soit plus facile ...

3- Refixez le sabot avec les vis que normalement vous avez trouvé à l'intérieur du cactus en le démontant ...

Attention !! Une des pattes du sabot est très fine (en bleue) ! Manipulez la avec délicatesse au risque de la voir se plier ou casser ...

Pour ma part, il restait un seule vis sur les quatre en place. Refixer donc le sabot avec les autres vis (en rouge).

4- Une fois la solidité du montage du sabot vérifiée, replacez le circuit dans son logement (débarrassez les trous prévus pour la soudure des pattes du sabot du reste d'étain si besoin). Encore une fois soyez vigilent avec les pattes du sabot, et soyez patient, il n'est pas forcément aisé de faire retomber ces pattes dans leur emplacement du premier coup ...

Une fois que le circuit est en place (vérifiez la mise en place correcte de la led rouge ainsi que de l'interrupteur et du sélecteur à 4 leviers) et que vous voyez dépasser légèrement les broches du sabot, il est temps de ressouder !

 

5- Replacez ensuite le capot plastique inférieur et vissez le avec les vis noires.

Voilà !

 

17juin/110

Un petit jeu …

Et un tout petit post (eh oui, vous l'aurez surement remarqué, ce n'est pas parce que j'ai changé d'hébergeur que j'ai plus le temps de publié ici ... et pourtant, il y a plein de choses dans les cartons !!) pour vous proposer un petit jeu de Stéphanie Zettl repris par Neil Van Niekerk sur son blog à cette adresse : http://neilvn.com/tangents/2011/06/16/comparison-between-different-flash-modifiers-contest/

Vous devrez faire correspondre 10 photos prises sur fond gris avec les 10 modeleurs de lumière proposés ! Un jeu intéressant pour apprendre à décortiquer une photo au flash.

Soyez bon joueur, ne regardez pas les réponses des autres ! ;-)

 

Remplis sous: Liens Aucun commentaire
24mai/110

Changement de nom de domaine et d’hébergeur

Comme vous l'aurez peut-être remarqué, Declic and Co a changé d'adresse (et surtout d'hébergeur !). En effet, Byethost, hébergeur américain gratuit qui me donnait entière satisfaction jusqu'à maintenant réduit de plus en plus son offre gratuite. En plus de la limitation de bande passante qui pointait le bout de son nez (vous êtes de plus en plus nombreux à venir régulièrement sur ce blog), byethost a supprimé toute possibilité de faire des mises à jour wordpress en ligne, de filtrer les commentaires spam via Akismet, de recevoir un message et j'en passe. Bref, le changement s'imposait.

Je rejoins donc un hébergement chez ovh que je possédais déjà (sur lequel cohabite maintenant plein de choses ...) !

Des redirections 301 ont été mises en place pour faciliter la transition, vous êtes peut-être donc arrivé ici via Google sans même vous rendre compte du changement.

Pour mes lecteurs réguliers qui suivent le blog via RSS, désolé pour l’affolement momentané du flux. Vous aurez peut-être quelques doublons dans votre lecteur RSS. Le flux sera également redirigé, passant du .totalh.com vers le .fr, mais il est préférable de mettre à jour votre lecteur en changeant l'adresse de l'ancienne(http://declicandco.totalh.com/feed/) à la nouvelle : http://www.declicandco.fr/feed/ . L'ancienne adresse est amenée à disparaître prochainement et vous risquez de ne plus recevoir les mises à jour du flux. N'oubliez donc pas de modifier votre abonnement !

Merci de votre compréhension !

Remplis sous: Divers Aucun commentaire
3mai/114

Petite réflexion sur la puissance des flashes

Il est courant que ce critère de puissance, traduit par la valeur du fameux nombre guide, soit un critère primordial dans l'achat d'un flash cobra. Je vais essayer de démontrer ici que ce n'est pas une bonne tactique d'achat et que la différence de puissance entre deux flashes ne justifie pas à elle seule la différence de prix. Attention, je ne suis pas en train de fustiger les constructeurs en critiquant leur grille tarifaire ... Les différences de prix étant souvent dues à des fonctionnalités supplémentaires entre les différents modèles.

Certains, lorsqu'ils se lancent dans l'acquisition d'un flash, portent sûrement une attention trop importante au nombre guide du flash. Mais au lieu de tourner autour du pot, prenons un exemple précis.

Vous êtes canonistes et vous hésitez entre le 580EXII et le 430EXII (Ne soyons pas sectaires, il existe bien entendu les équivalents chez Nikon). Les nombres guides de ces flashes sont respectivement de 58 et 43 m. Pour ramener ces nombres à une notion que le photographe connait mieux, nous allons réaliser un petit comparatif en terme de différence d'exposition. Peu importe les paramètres, les résultats seront les mêmes, mais prenons un cas concret dans lequel vous êtes à 4 m du sujet, et à une sensibilité de 100ISO. Pour comparer ce qui est comparable, on utilise la puissance max de chacun des deux flashes (soit le réglage de la puissance cp à 1/1). On se reporte à la formule de calcul suivante pour déterminer l'ouverture f/ à utiliser sur l'objectif :

On obtient donc, après ce petit calcul, une ouverture (théorique) de 14,5 pour le 580 et 10,75 pour le 430. C'est un tout petit peu plus de 2/3 de stop.

A titre de comparaison, voyez le résultat d'une telle différence sur une photo au flash indirect dans une église (expo normale à gauche, à un peu plus de -2/3 de stop à droite simulant l'utilisation dans les mêmes conditions du 430 au lieu du 580, tous deux à pleine puissance) :

Une telle différence aurait pu se compenser facilement en ouvrant un peu plus l'objectif (en pratique de deux ou trois clics de molette vers la gauche), ici à une ouverture de 2.5, j'aurais pu passer à 1.8 au risque, il est vrai, de voir la profondeur de champ diminuer. Une autre solution consistait à doubler la sensibilité capteur, passant de 400 iso à 800, par exemple (avec le risque - il y a toujours un risque - de voir apparaitre un peu plus de bruit).

Dans ce cas, et toujours dans la situation où seul la puissance du flash vous est importante, est-il judicieux de dépenser 430€ pour un 580EXII au lieu de 230€ pour un 430EXII  (c'est à dire 87% plus cher!) ?

De toute façon, en flash direct, il y a peu de chance que vous vous trouviez un jour en situation limite (Dans une utilisation classique bien entendu. Il est certain que vous pourrez toujours mettre en défaut votre flash si vous shootez de l'animalier au 400mm, mais ce n'est pas forcément là qu'on s'attend à utiliser un flash). Il existe toujours bien sûr, le cas critique des lieux très sombres, dont les plafonds ne se prêtent pas forcément bien au flash indirect (oui, une église par exemple ...). Peut-être alors qu'une puissance supérieure se justifie, et encore, il y a d'autres moyens ...

Je n'ai pas voulu démontrer dans cet article qu'il faut toujours choisir un flash un peu moins puissant. Ce que j'ai voulu mettre en avant, c'est que le critère de la puissance dans l'achat d'un flash n'était pas d'une importance capitale, surtout lorsqu'on entre dans une gamme de flashes assez puissants (dont le nombre guide dépasse 40). Mieux vaut se décider en ciblant l'utilisation qu'on veut en faire. Par exemple, le 580 vous permettra de piloter d'autres flashes à distance. Ce dernier point est un critère intéressant qui peut justifier l'écart de prix important.

Pour résumer en une phrase : ne focalisez pas sur le nombre guide d'un flash ! De plus, c'est bien souvent une donnée constructeur légèrement surestimée, mais ceci est une autre histoire ...

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